Désinformation à Ouest France ?

L’article du lundi 12 septembre dans le plus grand quotidien français Ouest France  « manger de la viande, enjeu agricole et climatique, a de quoi surprendre . Il est dit que l’empreinte carbone des régimes moins riches en viande n’est pas plus faible que celle des régimes classiques (étude de l’INRA par jean louis Peyraud et Alexandre Ickowicz Cirad) . Mais quand on connait le poids de l’élevage dans l’ouest de la France, on comprend l’intérêt qu’à Ouest France à ménager ses lecteurs et ses rentrées publicitaires .

Dans un article annonçant cet évènement qu’est le SPACE, grand-messe des productions de l’élevage, cet avis de « scientifiques » nous fait beaucoup penser au reportage d’antenne2 (Cash Investigation) et du poids des lobbyes de l’élevage sur notre alimentation qui révèle qu’en opposition aux scientifiques indépendants, l’agro-industrie est capable de rémunérer grassement des scientifiques peu scrupuleux pour démontrer le contraire .

En effet la production de viande et de produits laitiers nécessite de vastes quantités de terres et d’eau .
Environ 70 % de la surface agricole du monde est utilisée pour le pâturage ou la production d’aliments destinés aux animaux d’élevage . Des forêts primaires qui ont la capacité d’absorber le carbone ( 4 fois plus que le paturage) sont dévastées pour faire pousser du soja destiné à l’alimentation animale .

Par contre la production de sources de protéines végétales et autres productions végétales destinées à l’alimentation humaine nécessitent des surfaces agricoles largement moins importantes . La production de viande boeuf par exemple nécessite près de 250m2 pour produire 1kg, par contre pour produire 1kg de légumineuses ou de céréales il n’en faut que 20m2 .
http://www.arehn.asso.fr/dossiers/proteines/

Les légumineuses par exemple, plus riches en protéines que les produits animaux, pauvres en matières grasses, ne contenant pas de cholestérol et apportant une quantité significative de fibres alimentaires, avec d’énormes avantages, dont celui d’enrichir la terre en azote . C’est d’ailleurs ainsi que l’ONU-FAO a décrété 2016 l’année mondiale des légumineuses . Aucun ministère concerné (environnement, agriculture, santé, éducation …) n’a daigné soutenir cette campagne internationale .

La Bretagne, saturée d’élevages avec les pollutions diverses que nous subissons tous, a besoin, non seulement, de produire autrement, mais aussi de diversifier ses productions : Agro-forestation, productions associées, permaculture, céréales à destination humaine et de permettre aux agriculteurs existants ou qui s’installent, de se développer sur de nouvelles productions, biologiques bien entendu .

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ouestfrance12-09-2016ouest-france13-09-2016


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